Portrait du mois - Sportive 2.0

14 Apr 2019

Boxe, judo, danse classique, modern jazz, tennis… le chapelet de disciplines auxquelles elle a goutées, pourrait s’égrener encore. C’est que le sport relève de l’ADN familial chez Margot Prévost. Le handball  n’avait-il pas déjà uni ses parents ? A 22 ans, l’étudiante en marketing digital participe à l’animation des réseaux sociaux du  Rugby Club de Drancy, dans le cadre de son service civique. Le principe ?  Dynamiser la communication du club, un rôle que la demoiselle endosse avec l’énergie d’une battante ! Portrait.

 

Sacrifiez au rituel de la crêpe dominicale lors du match des Seniors et vous croiserez fatalement la blonde Margot ! Sous l’auvent, elle forme un trio infernal avec Nok et Daniel, deux autres chevilles du club. Avec eux, la chandeleur, c’est tous les dimanches!

 

« J’aime me sentir utile à quelque chose. Je ne suis pas une hyperactive mais si je sens que je peux aider, je le fais. C’est dans cet esprit que j’ai grandi ».

Ce coup de main Margot le donne volontiers au RCD "mon autre famille" comme elle le nomme. Ici, elle fait la jonction entre ses aspirations à la solidarité, et l’accomplissement professionnel. Après le bac Margot opte pour une école de commerce, spécialité nouvelles technologies : « La communication digitale, Photoshop… c’est dans l’air du temps, je me suis dit que ce serait toujours un outil à glisser dans ma petite valise de connaissances. Puis finalement ça m’a plu, j’ai donc continué dans ce secteur. Quand on a trouvé ce qu’on aime on se sent apaisé ».

Le Bachelor des nouvelles technologies en poche, Margot est aujourd’hui étudiante à l’INSEEC en marketing digital (contrat pro en alternance). Quand elle quitte les cours, c’est pour endosser la casquette de chef de projet « marque junior » chez Total, trois jours par semaine. En équipe, elle gère entre autre, la création de logos. « Je travaille avec tous les corps de métiers : la pub, le bureau d’études, le digital… ça me plait.  Des logos j’en vois tous les jours. J’ai compris que l’image d’une structure quelle qu’elle soit, est importante. Du coup lorsque le club m’a proposé un service civique où je prendrai part à la dynamisation de ses interfaces j’ai dit ok ! La réflexion actuelle du RCD à propos d’un nouveau logo, est cohérente avec ce que je fais ». Pourquoi ne pas raconter par exemple, l’histoire de sa marque visuelle ? Ce serait intéressant ! »

Pour l’heure, Margot au sein d’une équipe, alimente également Instagram, Tweeter, Facebook. Evènements, interviews, résultats, actions du club… s’affichent sur la toile et font récit de l’aventure du rugby drancéen. Lorsque l’on demande à la jeune femme pourquoi elle a choisi de se poser ici au RCD, elle sourit « Petite, je venais avec mes parents, voir jouer mon petit frère Gauthier ». Comme beaucoup elle a crié, chanté, vibré au bord du terrain, scrutant les facéties du rugbyman de la famille, aujourd’hui âgé de 19 ans. « A force, ça crée des liens. Aujourd’hui je mène différentes activités au club et je m’y retrouve complètement ».

Margot en est convaincue, la jeunesse est le vivier du club, son avenir. « Ce sont les enfants qui font rester leurs parents au club ! Pour moi le  sport est un formidable moyen de sortir de chez soi. Il crée des amitiés, favorise des solidarités, il facilite aussi les relations. A travers les mercredis tous compris, par exemple, les petits de l’école de rugby ont la possibilité de découvrir d’autres activités ludiques, de décrocher des écrans aussi, de voir du monde. En fait, ils sont accompagnés dans leur curiosité. C’est ça qui nourrit. Combien de gamins, d’ados  décrochent de l’enseignement parce qu’ils ne sont pas aidés. La plupart d’entre eux ont juste besoin de se sentir soutenus ».

En attendant c’est le rire et la détente entre filles qu’elle vient chercher le vendredi soir au club. Alors que les seniors s’entraînent, leurs femmes, sœurs, ou mères enchaînent étirements, cardio, relaxation : « J’ai intégré Women’Fit en septembre dernier. Ce moment de complicité je le partage avec  ma mère et d’autres femmes. Ici, je m’amuse, je me lâche. Un temps que je m’accorde » avoue-t-elle. Toujours en mouvement notre sportive connectée ! Margot a le cœur ovale et sans jamais toucher au ballon, elle a trouvé sa manière d’envisager le rugby… hors du terrain mais certainement pas sur la touche !

Mariam Bourry

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